Souveraineté alimentaire: Késako ?

Nous définissons la Souveraineté Alimentaire comme le droit des populations, et des pays de définir leurs propres politiques alimentaires et agricoles. Ces politiques doivent être écologiquement, socialement, économiquement et culturellement adaptées à chaque contexte spécifique et ne pas menacer la souveraineté alimentaire d’autres pays.

La souveraineté alimentaire inclut :

● Le droit à une alimentation de qualité, culturellement appropriée.

● Le droit à des revenus décents où les prix agricoles couvrent les coûts de production et permettent de vivre dignement de son activité agricole.

● Le droit d’accès aux moyens de production (terre, eau, intrants, crédits …). Ce droit implique une répartition équitable des moyens de production entre les paysans.

● Le droit de protéger et de réglementer la production et le commerce agricole afin qu’ils répondent aux attentes de la société et respectent l’environnement.

Historiquement, La souveraineté alimentaire est un concept développé et présenté pour la première fois par Via Campesina lors du Sommet de l’alimentation organisé par la FAO à Rome en 1996.

La souveraineté alimentaire n’est pas la sécurité alimentaire

La sécurité alimentaire comporte plusieurs dimensions mais de nombreux responsables politiques et économique l’ont réduite à assurer la disponibilité de la nouriture aux populations aux plus bas prix. Cette vision étroite a été celle mise en place par l’ouverture des marchés agricoles et la recherche de culture d’exportation permettant d’obtenir les devises nécessaires aux importations. L’histoire de nombreux pays qui ont appliqué ce modèle montre depuis la crise alimentaire de 2008 qu’il était producteur de pauvreté et dangereux.

Pourtant la sécurité alimentaire comprend : la disponibilité : (la production d’aliments est suffisance pour toutes les familles et les paysans sont soutenu) l’accès (vise l’égalité homme femme lors du repas, des revenus suffisants pour se procurer les aliments et des moyens de communication permettant aux production de rejoindre les différents lieux de consommation), la stabilité (disponibilité tout au long de l’année, stockage ettraitement), la qualité (alimentation équilibrée et riche en nutriments essentiels.

La souveraineté alimentaire en défendant la priorité donnée aux marchés locaux, rentre en contradiction avec les projets politiques visant la libéralisation et la volonté de réguler l’agriculture et le commerce par le marché. La souveraineté alimentaire défend au contraire le droit de favoriser et de soutenir l’agriculture familiale durable, de préserver les ressources naturelles (eau, forêts, sols, etc.), la santé des consommateurs, la biodiversité, l’emploi agricole en nombre suffisant et dignement rémunéré,…

La souveraineté alimentaire n’est pas le repli sur soi

Le commerce international a sa raison d’être quand il n’est pas l’objectif prioritaire de l’agriculture et qu’elle néglige le besoins des populations locales. Pour les produits destinés essentiellement à l’exportation comme c’est le cas des produits tropicaux, la souveraineté alimentaire défend le principe d’une gestion de l’offre internationale entre pays producteurs et pays importateurs qui permet de garantir des prix justes aux producteurs et la sécurité d’approvisionnement pour les utilisateurs.

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