Journée mondiale de l’alimentation JMA-2010

Journée mondiale de l’alimentation JMA-2010

Une nouvelle crise alimentaire se prépare Deux ans après la crise alimentaire de 2008

L’ONU annonce aujourd’hui que le nombre de personnes souffrant de la faim a baissé de 98 millions en un an mais il reste encore 925 millions d’être humains qui sont victimes de la faim, soit un chiffre identique à celui de 2007. Non seulement on n’est encore loin de parvenir à réduire la faim de moitié d’ici 2015 puisque, sur les 15 dernières années, il n’y a pas de véritable tendance à la baisse, mais encore la situation pourrait à nouveau s’aggraver rapidement. En effet, depuis la crise alimentaire de 2007-2008, il y a eu trop peu de changements dans les politiques commerciales, agricoles et de coopération pour empêcher le retour des mêmes crises à très court terme.

Pour connaître les propositions de la Coalition Contre la Faim face à la crise alimentaire, lisez le document PDF :
- Repenser les politiques de coopération
- Repenser les politiques commerciales
- Repenser les politiques agricoles
- Repenser les politiques énergétiques, climatiques, et financières

Trop peu d’actes

Bien que de nombreux engagements aient été pris après la crise de 2008, trop peu ont été réalisés. Les donateurs n’ont pas tenu leurs promesses et n’ont débloqué en moyenne que moins de 30% des budgets promis. Au niveau multilatéral, la FAO déplore qu’au-delà des paroles, l’on soit si loin des 44 milliards de dollars annuels prévus pour relancer l’agriculture au niveau mondial. Les gouvernements locaux n’ont pas non plus suffisamment réinvesti dans l’agriculture. En outre, si les stocks alimentaires mondiaux ont dépassé le minimum historique atteint en 2007, ils ne sont pas suffisants et, surtout, les mécanismes internationaux pour les libérer font défaut. Les stocks sont pourtant un élément central de la lutte contre la volatilité des marchés et la garantie de stabilité des revenus des producteurs. Ils permettent aussi de garantir des prix stables aux consommateurs et d’éviter que les prix internationaux ne viennent frapper les catégories les plus pauvres de la population. Par ailleurs à ce jour rien, n’a été mis en place pour empêcher la spéculation sur les produits agricoles.

De façon générale, ce sont surtouts les efforts pour défendre et soutenir la production vivrière locale, c’est -à-dire l’agriculture familiale destinée aux marchés locaux des pays dépendants, qui ont été trop timides.

Il y a eu des investissements mais ils ont été le fait de pays étrangers cherchant à produire leur nourriture hors de leurs frontières, ce qui démontre le manque de confiance qu’ils ont dans le fonctionnement du marché agricole mondial. De plus, il y a surtout eu des investissements réalisés par des fonds spéculatifs et des entreprises privées et utilisant les techniques de l’agriculture industrielle. Nombre de ceux-ci se sont concentrés sur les accaparements de terres, renforçant l’insécurité alimentaire des pays hôtes puisqu’ils peuvent partir aussi vite qu’ils sont arrivés et tourner les talons lorsque les sols ou les ressources en eau auront été épuisés. Les pays du Nord qui ont rarement soutenu les réformes agraires cherchent à présent à protéger des investissements qui vont conduire à une concentration encore plus grande de la terre. Ces accaparements ont malheureusement été légitimés par la Banque Mondiale qui propose une régulation non-contraignante. Cette régulation n’est en fait qu’un code de bonne conduite qui ne tient pas en compte des rapports de force entre paysans et multinationale. Elle ignore surtout le fait que ces terres sont déjà les lieux de vie et sources de revenus de nombreuses populations. De plus, les terres non cultivées aujourd’hui seront nécessaires pour produire de la nourriture et offrir de l’emploi aux populations locales dans les 20 ans à venir. Cette régulation déforce en outre les revendications des organisations paysannes. Celles-ci refusent dans la plupart des cas ces accords parce qu’il y a rarement eu de consultation des populations, elles contestent les pratiques agricoles, parce que ces contrats créeront peu d’emploi, concentreront la propriété foncière et que la part de la production destinée au marché local sera nulle ou extrêmement faibles.

La première (RTBF), émission « Face à l’info » sur la journée mondiale de l’alimentation avec Djibo Bagna président du ROPPA (Afrique de l’Ouest) et de plate-forme du Niger, Angèle Mbombo coordinatrice de CEDI (RDC), et Olivier de Schutter rapporteur Spéciale des Nations Unies et Stéphane Desgain CNCD-11.11.11 / Coalition contre la faim


Lettre Parlementaires Fr (PDF - 260.6 ko)


Lettre Parlementaires Nl (PDF - 246.9 ko)


Le retour de la crise en carte (GIF - 86.4 ko)


Voedselcrisis in het wereld (GIF - 69.6 ko)


Encart Metro (PDF - 61.7 ko)


Encart dans la Libre Belgique (PDF - 267.6 ko)


Articles dans la Libre belgique (PDF - 879 ko)


Infos pays (PDF - 81 ko)


Proposition 2010 de la Coalition (PDF - 1.5 Mo)


Voorstellen van de Coalitie tegen de Honger 2010 (PDF - 1.5 Mo)


Propositions 2010 from the Coalition Against Hunger (PDF - 1.5 Mo)

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