Position Du Ministre Lutgen sur le secteur laitier et la nécessité d’une régulation européenne de l’agriculture

Position Du Ministre Lutgen sur le secteur laitier et la nécessité d’une régulation européenne de l’agriculture.

Benoît LUTGEN tape du poing sur la table européenne

15.03.2009 Communiqué du Cabinet du Ministre Benoît LUTGEN

Aujourd’hui, les agriculteurs spécialisés dans la production de lait et de viande bovine sont au bord de la rupture. Les fluctuations de leurs prix de vente résultant de la libéralisation des marchés sont beaucoup trop rapides et importantes pour permettre aux agriculteurs d’y faire face.

A l’occasion du Conseil européen des Ministres de l’Agriculture de novembre 2008, Benoît LUTGEN avait déjà tiré la sonnette d’alarme et s’était opposé à la volonté de certains états membres de libéraliser le système des quotas. Aujourd’hui, le libéralisme a montré toutes ses limites en matière de production alimentaire, tant du point de vue des agriculteurs que des consommateurs !

Ce lundi 16 mars, Benoît LUTGEN réunira l’ensemble des acteurs de la filière « lait »[1] de la Région wallonne pour leur soumettre une série de propositions concrètes et de leviers qui peuvent être activés au niveau européen et au niveau régional. En mai dernier, le Ministre wallon de l’Agriculture avait déjà été le premier à réunir une table ronde rassemblant les acteurs de la filière de la viande bovine.

Le plan de soutien que le Ministre wallon de l’Agriculture présentera ce lundi 16 mars est décliné en deux niveaux : européen et régional.

Plan de bataille au niveau européen

A l’occasion de la réunion des partenaires laitiers, Benoît LUTGEN présentera une série de propositions qui pourront être défendues au niveau européen lors du prochain Conseil des Ministres de l’Agriculture qui se tiendra à Bruxelles les 23 et 24 mars.

Il évoquera la nécessité de lancer le plus rapidement possible le débat sur une meilleure régulation des marchés du lait et des autres produits agricoles au profit des agriculteurs et des consommateurs.

En effet, la libéralisation des quotas se traduit par une augmentation déraisonnable de l’offre de lait sur le marché européen. Cette augmentation de l’offre constitue la principale cause de la chute des prix puisque la demande reste relativement stable au niveau européen.

Pour Benoît LUTGEN, il est plus que jamais indispensable de se doter d’outils efficaces de régulation des marchés, de l’offre en fonction de la demande.

Par ailleurs, le Ministre plaidera aussi pour la hausse des restitutions, c’est-à-dire des aides à l’exportation, pour une période définie et en s’assurant qu’il n’y ait pas d’effets contre-productifs sur les pays en voie de développement. L’augmentation des volumes d’achat à l’intervention, c’est-à-dire des achats de lait par l’Europe pour diminuer la pression sur les marchés européens, est une mesure qui permettrait aussi de redresser les prix payés aux producteurs.

Une autre proposition avancée par Benoît LUTGEN est l’obligation d’incorporer de la poudre de lait européenne dans l’alimentation pour le bétail pour offrir un nouveau débouché aux producteurs laitiers. L’octroi de primes aux industries agro-alimentaires pour qu’elles utilisent de la caséine (protéine du lait) dans leurs produits va dans le même sens.

Benoît LUTGEN remettra une nouvelle fois la question des associations de producteurs sur la table des négociations européennes. Il est urgent que la Commission européenne donne son feu vert à ce type de groupements. Seul, un agriculteur est démuni pour négocier le prix de vente du lait qu’il produit. En se regroupant, les agriculteurs pourraient être bien plus forts !

Enfin, le Ministre de l’Agriculture entend que la question de la transparence des marchés trouve écho au niveau européen. Imposer un tel système en Belgique ne prendra tout son sens que s’il est partagé par tous les Etats membres.

Plan d’action au niveau régional

Au niveau régional, Benoît LUTGEN propose d’étendre aux producteurs de lait le système de crédit de soudure qu’il avait instauré dans le secteur bovin. 1.350 agriculteurs ont eu recours à ce mécanisme pour répondre à leurs difficultés de trésorerie à court terme.

Le Ministre wallon compte également mettre en place un guichet unique pour offrir des conseils personnalisés pour aider les exploitants à réduire leurs coûts de production. Ceux-ci varient en effet du simple au triple. L’objectif est de les réduire au maximum afin d’augmenter la marge bénéficiaire des agriculteurs.

Contact Presse :
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- e-mail : audrey.jacquiez@gov.wallonie.be
- Gaëtan Frippiat
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[1] Les syndicats agricoles (FWA, FUGEA, Bauerbund), la CBL (Confédération belge des Laiteries), le conseil de la filière lait, l’APAQ-W, …

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