Rapport de l’atelier « crise alimentaire/ les voix paysannes vers la souveraineté alimentaire » (CNCR, Sénégal)

Rapport de l’atelier « crise alimentaire/ les voix paysannes vers la souveraineté alimentaire » (CNCR, Sénégal).

Cinq panels animés ont permis de mieux cerner cette question de crise alimentaire et l’impératif d’une politique active de souveraineté alimentaire comme réponse durable.

Les participants ont successivement discuté pour :
- préciser les perceptions des acteurs sur le phénomène et les notions véhiculées par les discours sur la crise ;
- esquisser des réponses paysannes ;
- analyser les réponses des Etats et des partenaires au développement ;
- comprendre le mode de formation et de transmission des prix internationaux ;
- comprendre le mécanisme de régulation des marchés et la gestion de l’offre.

Les principaux constats sur la crise alimentaire
- La crise alimentaire de 2008 a été vécue dans le monde entier ; mais ressentie différemment dans les pays.
- Ce sont surtout les pays importateurs nets qui en ont le plus souffert. C’est le cas du Sénégal qui importe plus de 60% de ses besoins céréaliers, alors que le Mali qui produit plus de 90% de sa consommation céréalière, a pu atténuer le choc.
- La crise alimentaire a frappé de plein fouet le Sénégal par des hausses vertigineuses et généralisées des prix, accompagnées de pénuries fréquentes.

Les causes mondiales de la crise alimentaire
- Forte baisse de l’offre liée à des sécheresses dans les zones de production (Australie, Roumanie, Nigéria, etc.)
- Accroissement de la demande lié à une amélioration du niveau de vie dans les pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine)
- Restriction des exportations en réaction sécuritaire à la crise financière mondiale.
- Développement des biocarburants qui explique pour 75% la hausse des prix alimentaires mondiaux.

Les causes locales favorisantes
- Des dispositifs nationaux de réponse impréparés et pris au dépourvu.
- Intervention régionale débordée par les réponses nationales inadaptées et non coordonnées.
- Politiques commerciales inadaptées avec une faible protection tarifaires des produits alimentaires comparé au Maroc (moins 35 points) et à l’UE (jusqu’à moins 50 sur le lait)
- Forte dépendance aux importations. 48% des importations de produits alimentaires sont constituées : de céréales, de produits laitiers et de viande. Elles ont doublé entre 1994 et 2004. Au Sénégal 50% du déficit commercial est dû à l’importation de ces produits alimentaires.
- Absence de politiques agricoles nationales claires et concertées avec tous les acteurs.

Lire la suite dans les documents attachés

L’atelier international regroupera :
- Ministère de l’Agriculture
- Ministère de l’Elevage
- Ministère de l’Economie et des Finances
- Ministère de l’Environnement
- Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime
- Ministère de la Famille, de la Solidarité Nationale, de l’Entreprenariat Féminin et de la micro-finance
- Ministère du Commerce
- ASPRODEB
- SE/CNSA/Sénégal
- CNSA/Mali
- ANCAR
- ISRA
- ITA
- CNES
- CNP
- Forum Civil
- Société Civile
- CONGAD
- BACS
- ActionAid
- VECO
- Oxfam América
- Oxfam GB
- S CAC
- Coopération Wallonne
- Coopération luxembourgeoise
- AFD
- Université CAD
- Université GB
- ENSA/Université de Thiés
- AFDI France
- FNSEA France
- SOS Faim Belgique
- FWA Belgique
- Agriterra Hollande
- CSA Belgique
- FARM France
- FIPA. France
- ROPPA
- CNOP/Mali
- CNOP/Côte d’Ivoire
- CNOP/Niger
- Membres du CNCR : 3 par fédération
- Plateformes paysannes du Sénégal : FP, CNDR, CP, MDS, UN3P
- BM
- FIDA
- FAO
- CSE
- COSPE Italie
- Colderetti Italie
- RADDHO
- ANE
- UNACOIS
- IED
- UE
- CTA
- FRAO
- Hub Rural
- CORAF


Rapport Finale CNCR 21/01/09 (Word - 753 ko)


Rapport Introductif 21/01/09 (Word - 154.5 ko)

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