17 avril 2016 : 20 ans de journée internationale des luttes paysannes

17 avril 2016 : 20 ans de journée internationale des luttes paysannes


- à Bruxelles

- à Namur

- Samedi 16 avril : action symbolique
- Marché de Namur et Parc Léopold
- 10h00 - 12h00 : interpellation "patate" au marché de Namur.
- A partir de midi : retroussez vos manches et venez avec nous planter des patates et semer des fleurs des champs indigènes au Parc Léopold. Une occasion de remettre de la vie dans ce lieu symbolique menacé d’être transformé en centre commercial.

- Dimanche 17 avril : action et conférence-débat à la ferme Ferme de la Sarthe à Mettet - Rue de la Sarthe, 3 - 5640 Saint-Gérard
- 12h : picque-nicque à la Ferme de la Sarthe – sous forme d’auberge espagnole (il y aura aussi un petit marché à la ferme)
- 13h : Préparation du verger pour le projet de Quentin. Prenez vos bottes, sécateurs et bêche.
- 15h00 - 17h00 : Conférence-débat sur l’accès à la terre
- 15h – Résultats des consultations citoyennes par Nature & Progrès
- 15h45 – FUGEA : les fermes menacées par des expropriations
- 16h30 – Terre-en-vue : accès à la terre dans les fermes des frères Jacquemart
- 17h30 – verre de terre

- dans le Luxembourg

- info :
- www.luttespaysannes.be
- e-mail : patates17avril@collectifs.net
- tel : 0475.76.90.61

Appel

Il y a 20 ans, le 17 avril 1996, 19 paysans brésiliens du « Mouvement des sans-terres » sont assassinés lors d’une importante marche pacifique organisée pour réclamer un accès à la terre et des meilleures conditions de vie. A ce jour, les responsables du massacre, le secrétaire à la sécurité du gouvernement et l’entreprise Vale do Rio Doce n’ont pas été condamnés. En mémoire de leur combat, Via Campesina a déclaré le 17 avril "Journée mondiale des luttes paysannes".

Des Luttes malheureusement actuelles

Depuis 20 ans, partout sur la planète, la concentration des terres aux mains de quelques-uns et la répression des paysans qui refusent de perdre leurs terres ne cessent d’augmenter. Malgré la médiatisation des conflits fonciers liés à la majorité des projets agricoles à grande échelle, de nombreuses élites politiques continuent d’être persuadées que ce type d’agriculture est l’avenir. Plus de 30 millions d’ha de terre ont déjà concentré au sein de grande entreprise au détriment des paysans. En Belgique, 43 fermes disparaissent chaque semaine et nous avons perdu 63% de nos fermes en 30 ans.

En 2016

Chaque année, le 17 avril permet de rencontrer les paysans, les citoyens et les associations qui s’organisent pour défendre l’agriculture paysannes de nos régions, voir même, soyons fou, sa généralisation progressive.

Le 17 avril est aussi l’occasion de faire connaître les luttes des paysans d’ailleurs comme par exemple celles de ces paysans qui s’organisent pour récupérer leurs terres accaparée par des entreprises européennes (Addax Bioenergy, Socfin filiale de Boloré, Black Earth Farming,…). L’arbre de l’accaparement et la forêt de l’industrialisation Il n’y a pas que le phénomène révoltant et médiatique des accaparements brutaux de terres agricoles par des acteurs économiques puissants. L’industrialisation croissante de l’agriculture est, aujourd’hui, le phénomène le plus efficace pour concentrer progressivement de terres dans les mains d’exploitation chaque jour plus grande.

Il n’y a pas d’industrialisation sans augmentation de la taille des exploitations. La course sans fin à la compétition internationale oblige à la constante recherche de gain de productivité et de subsides. Cette piste qui implique l’agrandissement et des pratiques agricoles non durables est un mirage inaccessible, dangereux et destructeur : l’Allemagne a, par exemple, déjà de nombreuses fermes de plus de 1000 vaches et la chine construit en ce moment une ferme de 100.000 vaches. Nous n’avons rien à gagner à cette course perdue d’avance. D’autant que ce chemin est une impasse. L’agriculture paysannes est l’agriculture du futur, multiplions ses fermes et créons autour de chacune d’elle un réseau de citoyens solidaires avec la ferme mais aussi entre eux.

Il s’ajoute au principal facteur de concentration de la terre qu’est l’industrialisation, 4 phénomènes qui diminuent aussi la vocation nourricière des terres arables :
- l’urbanisation, l’étalement urbain qui cède aux pressions immobilières et transforme les terres agricoles en maison 4 façades éloignée les unes des autres.
- la bétonisation des terres agricoles pour des zonings industriels et commerciaux alors même que de nombreuses friches industrielles feraient mieux d’être réhabilitées
- le développement excessif des terres agricole servant au cheval de loisir
- le développement de milliers d’ha de terre destinés à la culture des sapins de Noël.

Enfin une loi foncière belge qui ne protège pas assez de la spéculation sur les terres et qui ne met pas la priorité absolue à la transmission et l’installation de nouveau fermiers au lieu de laisser les fermes qui n’ont pas de repreneur être démantelées au profit de l’agrandissement des fermes déjà existantes.

Défendre l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire. Le temps est venu de valoriser les milliers d’activités de réappropriation de notre alimentation : potagers collectifs, ferme en conversion, bourses de semences, épiceries sociales, coopératives, ceintures alimentaires, marchés paysans, ateliers cuisines, initiatives de circuits-courts...Les initiatives sont nombreuses !

Pour changer le monde, il faut le faire partout mais aussi ensemble. On a besoin de vous, chacun à sa manière. Rejoignez-nous

www.luttespaysannes.be

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