Spéculation sur les denrées alimentaires : des limites de positions mais attention

Spéculation sur les denrées alimentaires – Le CNCD-11.11.11 salue les progrès du pré-accord sur la réforme de la directive MIFID mais reste vigilant

Ce mardi 14 janvier, les négociateurs de la présidence grecque du Conseil de l’Union Européenne et du Parlement Européen ont conclu un pré-accord sur la réforme de la directive MIFID (Marchés d’instruments financiers et services d’investissement), la principale législation européenne sur le marché des produits financiers. Cet accord doit encore être approuvé par la plénière du Parlement Européen et par le Conseil de l’Union Européenne, ce qui sera vraisemblablement chose faite avant les élections européennes de mai prochain.

Pour le CNCD-11.11.1, cet accord va dans le bon sens car, en consacrant le principe des « limites de position », Pour le CNCD-11.11.1, cet accord va dans le bon sens car, en consacrant le principe des « limites de position ». Celles-ci permettront entre autre de limiter la part de marché que peut accaparer un seul intervenant et l’empêcher ainsi de manipuler les cours. Elles mettront fin à l’anarchie absolue qui régnait sur les marchés des produits dérivés basés sur les denrées alimentaires et il donnera enfin au régulateur public le droit et le devoir de contrôler ces marchés.

Selon Antonio Gambini, chargé de recherche et de plaidoyer au CNCD-11.11.11, « L’Union européenne prend enfin des mesures, plus de 5 ans après la bulle spéculative des prix alimentaires de 2008 qui a déstabilisé la plupart des pays en développement et plus de 3 ans après le Dodd-Frank Act qui a créé des mesures semblables outre-Atlantique. Les limites de position donnent enfin aux régulateurs la capacité d’intervenir sur les marchés et de mettre un frein aux bulles spéculatives. »

Rien n’est cependant définitivement gagné à ce stade et des marges d’incertitudes importantes demeurent. Par exemple, nous sommes libres de nous demander dans quelle mesure ces limites de position seront définies : au niveau européen ou au niveau national ? Dans le pire des cas, on ouvrira la porte à un véritable concurrence à la baisse entre les États qui videra de son sens ce début de régulation et permettra de spéculer à nouveau librement sur la nourriture, et donc sur la vie des gens.

Contact presse : Antonio Gambini, chargé de recherche CNCD-11.11.11. Tél. : +32 (0) 2 613 30 31 ; GSM : +32 (0) 479 48 28 78 ; E-mail : antonio.gambini@cncd.be

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